mercredi 7 avril 2010

beach burger
(côte croate)


nonchalant, je suis les pavés
tout en tapotant un texto
riant du papier délavé
de tous ces menus de restaus

faits sur word 98
avec l'affreuse police arial
ce mauvais goût m'inspire la fuite
met du spleen dans mon idéal

l'odeur d'un steak qui brûle
atteint mes narines ensablées
le bip d'un camion qui recule
irrite mes tympans fatigués

puis j'attends longtemps mon sandwich
(le soleil fait cramer mon jean)
et ce banc public un peu kitsch
veut faire croire qu'il est d'origine

j'en jette la fin dans une poubelle
de la marina surpeuplée
tout m'fait encore penser à elle
il faut une autre pour oublier